Le point de rosée

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La rosée résulte de la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'air : elle apparaît sous forme de gouttelettes qui se déposent sur des supports dont la température est suffisamment basse par rapport à la température et au taux d'humidité de l'air ambiant. On dit alors que le point de rosée est atteint.

En effet, pour une température donnée, l'air n'est capable de contenir qu'une quantité limitée de vapeur d'eau. Dans cette situation limite, on dit que l'air est arrivé à saturation par rapport à la vapeur d'eau : tout abaissement de la température provoque alors une condensation de la vapeur d'eau excédentaire sur les sites de nucléation disponibles.

Le diagramme suivant (dit diagramme de MOLLIER) montre les courbes du taux d'humidité de l'air en fonction de la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air et de la température de l'air :

La courbe d'humidité de 100 % correspond aux points où l'air est saturé en eau.

Ce diagramme est très utile pour calculer de combien de degrés il faut refroidir l'air pour le faire parvenir à son point de saturation.

Ainsi, dans l'exemple présenté dans le tableau (traits verts), pour un air à 21 °C et avec un taux d'humidité de 50 % (taux d'humidité modéré) :

1) On commence par tracer un trait vertical passant par l'abscisse correspondant aux 21 °C. Cette droite vient couper la courbe correspondant aux 50 % d'humidité en un point A, qui correspond à la situation de départ.

2) Ensuite on trace une droite horizontale passant par le point A, qui vient couper la droite correspondant aux 100% d'humidité en un point B, qui correspond à la situation à laquelle on veut aboutir (même quantité d'eau dans l'air, mais température plus basse)

3) Enfin, on trace une droite verticale passant par le point B, qui vient couper l'axe des abscisses en un point correspondant à la température à atteindre pour avoir un air saturé en vapeur d'eau. Dans cet exemple, il faut abaisser la température à presque 10 °C pour atteindre le point de rosée.

Ainsi, on voit graphiquement que même avec un air à 50 °C et 20 % d'humidité (air très sec), on peut atteindre le point de rosée. Il suffit d'avoir une surface d'une température plus basse de 30 °C par rapport à l'air ambiant. Ce qui peut paraître important, mais qui correspond en fait à une température clémente de 20 °C.

A noter enfin que si la température correspondant au point de rosée est négative, la condensation donnera lieu à un dépôt de givre, et non pas de rosée.

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